TORTUES D’EAU DOUCE

N.B.  Cette section a pour but d’offrir quelques faits intéressants à propos des diverses espèces de tortues du Canada, et ne se veut pas un guide détaillé. Nous encourageons ceux et celles qui veulent réellement en savoir plus long sur les tortues de nos lacs et cours d’eau à consulter un bon guide de poche, p. ex. J.R. et S. Matte, L'Atlas des amphibiens et reptiles du Québec, Société d'histoire naturelle de la vallée du Saint-Laurent et Ministère de l'Environnement et de la Faune du Québec, 1994 ou A Field Guide to Reptiles and Amphibians of Eastern and Central North America, de Roger Conant et Joseph T. Collins, Peterson Field Guide Series, 3e édition, publié par Houghton, Mifflin Company, ISBN 0-395-90452-8, ouvrage souvent réédité, donc disponible à bon marché chez les marchands de livres d’occasion ou dans les ventes-débarras; une vieille édition peut valoir la peine.

La tortue peinte

Le groupe des tortues peintes consiste en quatre sous-espèces, dont trois habitent le Canada. Ce sont des animaux fréquentant la surface ou vivant entre deux eaux, toutes omnivores (s’alimentent de plantes et d’animaux). Elles ont une carapace lisse, vert foncé ou noirâtre, dont la bordure inférieure porte des stries de couleur rouge-orange. Elles sont parmi les plus jolies tortues du monde; ont les voit souvent se chauffer au soleil.

Tortue peinte de l’Est
Chrysemys picta picta

Cette sous-espèce se trouve en Île-du-Prince-Édouard, en Nouvelle-Écosse, dans la partie sud du Nouveau-Brunswick, dans l’ouest de l’Estrie et dans la partie sud du Québec central. Le plastron est habituellement de couleur crème, mais ce qui la distingue est la bordure entre les plaques de la carapace. Les joints s’alignent d’un flanc à l’autre, contrairement aux autres Tortues peintes du Canada. Les Tortues peintes préfèrent toutes la partie supérieure des nappes d’eau, évoluant et se nourrissant près de la surface plutôt qu’en plongeant vers le fond. Elles sont toutes carnivores au début de leur vie, se nourrissant d’invertébrés aquatiques, de têtards, de petits poissons happés au
passage etc. En vieillissant, elles deviennent graduellement herbivores, se nourrissant d’une variété de plantes aquatiques.

Taille adulte moyenne: 112-155 mm (4.5-6 po.); longévité potentielle: 35 ans et plus.



Tortue peinte Midland
Chrysemys picta marginata

Taille adulte moyenne: 112-155 mm (4.5-6 po.); longévité potentielle: 35 ans et plus.



Sous-espèce dont l’aire inclut l’ouest du Québec et de l’extrême est de l’Ontario jusqu’à la partie sud de cette province et au lac Supérieur, cette tortue diffère de la tortue peinte de l’Est par sa carapace, dont les plaques sont superposées; elles ont presque toujours une ligne noire dans l’axe du plastron. Il y a parfois des marques de couleur orange, surtout chez les jeunes individus. Les vieilles tortues perdent parfois leurs couleurs et il est difficile de voir ces marques.

Tortue peinte de l’Ouest
Chrysemys picta belli

La plus grosse tortue peinte du Canada se trouve à partir d’un secteur à l’est du lac Nipigon jusqu’à la Colombie-Britannique. Carapace semblable à celles des autres, mais avec plastron orange vif et motif splendide en noir et orange. Vit aussi longtemps que les autres.

Taille moyenne adulte: 130-180 mm (5.0-7 po.), jusqu’à 250 mm (presque 10 po.)

Tortues happantes

Il n’existe qu’une seule espèce de tortue happante au Canada, la plus grosse et la moins connue de nos tortues d’eau douce. Ces reptiles s’alimentent surtout au fond des nappes d’eau, demeurant submergées jusqu’à une heure (d’ordinaire quelques minutes) pour patrouiller les algues et plantes marines à la recherche de proie, incluant une variété de plantes et animaux, vivants ou non: écrevisses, petits poissons, grenouilles, têtards, huîtres, larves d’insectes etc. En dépit de leur réputation, la plupart de ces tortues ont probablement rarement l’occasion de capturer un oiseau aquatique, mais tout oiseau risque de se faire happer par un gros individu. La Tortue happante mange de la charogne seulement si elle est relativement fraîche.

Chélydre serpentine
Chelydra serpentina serpentina


Les plaques de la carapace sont très rugueuses et portent trois replis longitudinaux (parfois moins prononcé chez les vieux individus). Le plastron, très réduit, n’offre pas la protection de l’armure de la tortue peinte – protection qui serait superflue.  La peau épaisse des pattes et de la tête est aussi rugueuse. Couleur: varie entre beige et presque noir, parfois tacheté de jaune. Cela offre un camouflage excellent qui permet à cette tortue lente, mais discrète de s’approcher de sa proie sans être décelée. Le cou, long et épais,
possède des muscles puissants et peut s’allonger très rapidement. Le bec puissant et acéré peut infliger de graves morsures. Il y a deux barbillons sur le menton, utilisé pour repérer les odeurs sous l’eau. Cette tortue attaque uniquement lorsqu’on l’importune sur terre, car elle s’y trouve vulnérable. Ce sont en général des animaux lents, cette lenteur étant plus efficace comme méthode de chasse. La Tortue happante est très prisée pour sa viande et souvent victime de la crainte qu’elle nous inspire par son aspect.

L’aire de la chélydre serpentine inclut la Nouvelle-Écosse, le sud du Nouveau-Brunswick, le sud-ouest du Québec, l’est et le centre de l’Ontario la partie sud de l’ouest ontarien. On la trouve aussi dans le sud du Manitoba, le sud-est de la Saskatchewan et dans un petit secteur du sud-ouest de cette province.

Taille adulte: 200-300 mm ( 8 - 12 po.).Longévité estimative: 50 - 60 ans, mais probablement en moyenne 20 - 35 ans.

Tortue musquée
Sternotherus odoratus odoratus
 

Une autre tortue qui fréquente le fond des eaux parmi nos tortues d’eau douce canadiennes. Une petit animal a carapace arrondie et lisse, brun ou noir. Cette tortue a le cou long et un bec pointu. Le pattes sont petites et molles, de sorte que la tortue musquée ne nage pas très bien. La tête et le cou portent des stries longitudinales blanches ou jaunes pâles. Cette tortue parcoure les fonds à la recherche de limaces, d’huîtres, de larves d’insectes et de têtards. C’est un animal totalement carnivore. La femelle a un bec très petit, mais acéré, alors que la mâle a une tête plus grosse 
- il peut surprendre par la force de sa morsure. Il est rare
de voir une tortue musquée, car elles passent peu de temps au soleil, préférant rester sous l’eau ou sous couvert. Comme défense, à part leur morsure, ces tortues possèdent quatre glandes, près de chaque extrémité du pont, qui émanent un liquide nauséabond quand l’animal est effrayé. Il y a deux barbillons olfactives sur le menton et d’autres le long du cou, servant à déceler la nourriture dans l’eau.

Le devant du plastron possède une charnière, les deux panneaux étant très petits. On croit que cela aide l’animal à avaler de gros morceaux, plutôt qu’à escamoter la tête.

Au Canada, la tortue musquée vit dans les lacs et cours d’eau de la rive nord de l’Outaouais, dans l’ouest du Québec, dans l’est de l’Ontario et jusqu’à l’extrémité ouest de la baie Georgienne.

Taille adulte: d’habitude entre 70 et 100 mm (3 – 5 po.) et jusqu’à 137 mm. Longévité: 55 ans.

Tortue mouchetée
Emydoidea blandingii

Cette tortue d’assez grande taille a le profil d’un casque militaire, est de couleur jaune chrome pâle et tend à se déplacer sur de longues distances.  La carapace est lisse et sans cannelures, de couleur presque noire, avec des rayons de taches beiges ou jaunes, parfois reliées par de courtes lignes. Le plastron recouvre entièrement le ventre et possède une charnière latérale en avant du pont, d’habitude jaune avec taches noires sur les coin des plaques. La peau est en général bleu-gris, avec certaines marques jaunes sur les pattes, sauf le menton et la gorge, qui sont de jaune chrome très marqué.

La tortue mouchetée est surtout carnivore et préfère les écrevisses, dont elles font la chasse dans les herbages qui sont leur habitat. Les petits poissons, les têtards, les grenouilles, les oeufs de poissons et les insectes sont aussi au régime, dans l’eau, mais il arrive que ce reptile cherche à s’alimenter sur terre – vers, larves, feuilles, herbe et baies sont au menu, le tout consommé sur terre ou transporté vers l’eau pour y être avalé. La lubrification fournie par l’eau facilite cette action.

Taille adulte moyenne: 12 - 19 cm ( 5 - 7.5 po.) et jusqu’à 26 cm (10.5 po.).  Longévité: 55 ans et plus.

Tortue géographique
Graptemys geographica geographica

La tortue géographique est intéressante pour plusieurs  raisons. C’est un animal assez gros (surtout la femelle) spécialement adapté pour la vie dans les rivières et lacs de grande taille. La carapace ovale a une bordure arrière cannelée et possède une arête vertébrale peu accentuée. La carapace est de vert olive, avec des plissements minces et jaunes qui ont tendance à s’effacer chez les plus vieux individus. Chez les jeunes, les marques ressemblent aux courbes de niveau des cartes géographiques, ce qui a donné son nom à cette espèce. Le plastron est de couleur crème
ou jaune à tout age, mais les jeunes ont des joints plus foncés. La peau de la tête et des pattes est olive ou brun
très foncé, avec des barres longitudinales attrayantes. Les pattes, palmées, sont beaucoup plus grosses à l’arrière. Ces pattes musclées, avec leur palmes larges permettent à la tortue géographique de nager avec vitesse et de vaincre les courants typiques de grands cours d’eau. Doué d’une excellente vision, cette tortue réagit de loin à la présence des êtres humains, de sorte que très peu de gens les voient de près.

L’aire de la tortue géographique, au Canada, part du centre-sud du Québec, longe l’Outaouais jusqu’à Portage du Fort, puis, en Ontario, atteint Parry Sound et englobe le St-Laurent et les Grands lacs, jusqu’au lac St. Clair, et inclut la péninsule de Bruce. Leur manque de tolérance de l’activité humaine et leur préférence pour les grosses nappes d’eau font que leur distribution à l’intérieur de cette aire, au Canada, est parsemée.

La tortue géographique se nourrit de limaces, d’écrevisses, d’huîtres, de petits poissons et d’insectes.

Ces tortues se déplacent souvent entre leur aire d’habitation et un  site d’hibernation, sur la berge paisible d’un cours d’eau, même celles qui passent l’été dans un grand lac. Il semble que le fait de se blottir dans un amas de grosses branches, dans l’eau, permette d’éviter l’anoxie (perte d’oxygène), en raison du mouvement constant de l’eau, alors que l’eau des lacs se déplace très peu.

Il y a une différence très marquée entre la taille adulte du mâle et celle de la femelle; le mâle a une carapace a forme plus prononcée et n’atteint que la moitié ou les deux tiers de la taille de la femelle.

Taille adulte moyenne: femelles 180 - 275 mm ( 7 - 12.75 po.), mâles 90 - 12.70 mm ( 3.5 - 5.0 po.). Longévité: au moins 20 ans.

Les clemmydes

Deux des quatre espèces de clemmydes (tortue des bois, tortue ponctuée, tortue de Muhlenberg et tortue de l’Ouest), habitent le Canada. La tortue des bois est la tortue canadienne qui ressemble le plus à la tortue-boîte, ou aux tortues terrestres, alors que la petite tortue ponctuée, un splendide animal, est un animal très discret et rarement aperçu des terres humides, habitats que la plupart des autres espèces n’affectionnent pas. Les deux espèces sont en voie de disparition dans toute leur aire canadienne, surtout à cause de la destruction des habitats, des pertes de vie sur les routes et des machines agricoles.

Tortue des bois
Clemmys insculpta

De taille moyenne, cette tortue possède une arête et des plaques rugueuses affichant clairement les cercles de croissance (anneaux). L’arrière de la carapace est profondément dentelée. Cette tortue a l’aspect du vieux bois, mais son nom vient probablement de son habitat normal, sur terre en bordure des forets. La carapace est brune, parfois avec de faibles lignes jaunes partant du centre de chaque plaque. Le pont et le plastron sont jaunes, avec des taches noires dans les coins extérieurs arrière. Tête noire, mais reste de la peau brune, avec des taches de jaune ou jaune orange foncé sur la gorge et sur les surfaces ventrales des pattes.

L’aire de la tortue des bois au Canada comprend la Nouvelle Écosse, exception faite du tiers sud de la province, le Nouveau-Brunswick, une petite tranche du Québec au-dessus du Nouveau-Brunswick, et le plus clair de l’ouest du Québec. En Ontario, jusqu’à récemment, il existait des populations disparates sur le milieu du cours de l’Outaouais, dans un bonne partie du sud et dans la partie nord de la région entre le lac Supérieur et la baie Georgienne. Dans tous les cas, ces reptiles préfèrent de sols gravilloneux ou sablonneux et des cours d’eau à fond de sable.

Dans ces cours d’eau, la tortue des bois s’alimente d’algues, de petits poissons morts, de têtards et de mollusques. Sur terre, elle mange surtout des champignons, divers invertébrés, des fleurs, des fruits et des feuilles vertes, mais parfois tout ce qui ressemble à de la nourriture, y compris de la charogne, des oeufs d’oiseaux, de jeunes souris et les oeufs d’autres tortues.  La disponibilité de la nourriture, selon les saisons, et la température, déterminent combien de temps l’animal passe sur terre ou dans l’eau, mais en général, la tortue des bois est aquatique par temps frais, puis terrestre par temps plus chaud, quand la nourriture est abondante sur terre. Quand elles passent la nuit sur terre, il leur arrive de se recouvrir de feuilles mortes comme camouflage. Certaines tortues des bois font preuve d’une technique fort intéressante de capture des vers: elles trouvent une étendue de terrain dégagé humide, mais non mouillé, puis frappent le sol d’une patte avant pis de l’autre, de sorte que le plastron frappe probablement le sol; il se peut que cela simule la chute de la pluie sur le sol (du point de vue des vers), car il arrive souvent que des vers viennent à la surface, pour se trouver devant la tortue.

Plusieurs espèces de tortues sont territoriales et se souviennent des caractéristiques de leur habitat, mais la tortue des bois a la meilleure mémoire de toutes. Elles savent souvent se retrouver à bien plus d’un kilomètre de leur territoire, et sont habiles à franchir les labyrinthes. Il se peut que le danger supplémentaire que pose la vie sur terre, la recherche de nourriture et l’habitude d’éviter les prédateurs les rende plus intelligentes que les autres tortues du Canada.

Taille adulte moyenne: 14 - 20 cm (5.5 - 8 po.)    Longévité: jusqu’à 33 ans en liberté, 58 en captivité.

Tortue ponctuée
Clemmys guttata guttata

Joli petit animal très discret, la tortue ponctuée est parmi les plus attrayantes au Canada. La dossière lisse, noire et ovale possède des taches jaunes, comme la tête. Fait intéressant, ces taches sont en fait des fenêtres  transparentes situées sur les plaques, permettant de voir la peau jaune sous-jacente. Le bas des plaques marginales est jaunâtre, le plastron jaune chez les jeunes, avec une grosse tache noire sur chaque plaque. Ces taches grossissent avec l’âge de sorte que les spécimens plus vieux ont une carapace presque entièrement noire. La peau est grise ou noire, sur le dessus, la partie inférieure orange ou rose. Les mâles ont le menton beige et des yeux bruns, les femelles le menton jaune et les yeux jaune orange.

La tortue ponctuée vit un dans des régions dispersées de l’est, du centre et du sud de l’Ontario, et existe peut-être toujours au Québec. Elle semble préférer les marais et marécages isolés, bien qu’aux États-Unis, elles occupent une variété d’habitats sur une bonne partie de leur aire. Quoiqu’il en soit, elles ne voyagent pas du tout. Elles demeurent souvent au même petit endroit pour des années, voir des décennies. Certains spécimens capturés et marqués dans un marécage de l’est ontarien en 1986 ont été recapturés il y  a deux ans, exactement au même endroit, ou à moins de 200 m. La tortue ponctuée est aussi parmi les moins actives de nos tortues; elles recherchent de la nourriture au printemps, jusqu’aux chaleurs, pise se reposent pour le reste de l’été. Même par les temps frais d’automne, elles ne s’alimentent que sporadiquement, puis hibernent. Inoffensifs et de longue vie, ces animaux paisibles sont rarement vus par les humains.

Alimentation: plantes aquatiques, larves d’insectes, têtards, crustacés, salamandres, poisson et charogne. Ce régime vient probablement du fait que l’animal habite des aires pauvres en éléments nutritifs.

Taille adulte moyenne: 90 - 115 mm ( 3.5 - 4.5 po.)    Longévité: plus de 30 en liberté, bien plus en captivité.

Tortue  molle à épines
Apalone spinifera spinifera

De loin le membre le plus inusité de la famille des tortues, cet animal descend d’un groupe très ancien qui prédate les dinosaures. La carapace n’est pas réellement molle, elle possède la même structure osseuse interne que les autres tortues, mais sans les côtes qui s’élargissent et atteignent les bords de la carapace; au lieu de plaques dures (la partie de l’animal que l’on voit normalement) elles possèdent une peau épaisse, semblable au cuir, couverte de petits tubercules qui lui donnent une texture ressemblant à du papier de verre.
Les côtes existent, mais sont au centre de la carapace. Les bords de la carapace sont souples et permettent à cette bonne nageuse d’évoluer avec aisance dans l’eau. Toutes
les caractéristiques de la tortue molle en font un prédateur splendide dans l’eau. Sa couleur de fond est un gris olive, avec quelques taches circulaires à périmètre foncé. La femelle adulte est presque deux fois plus grosse que le mâle, comme dans le cas de la tortue géographique). Ce reptile a l’aspect d’un disque à nez pointu, presque un schnorkel.
Les pieds sont fortement palmés et font de cette tortue une nageuse exceptionnelle. Le cou est long, permettant à l’animal de s’enfouir dans les fonds sablonneux, en eau peu profonde, pour attendre le passage des petits poissons, tout en étant capable de rejoindre la surface pour respirer. Le bec acérés à lèvres charnues peut infliger une morsure difficile à oublier à toute personne imprudente ou à un animal choisi comme repas.

Au Canada, l’aire de la tortue molle à est très réduite: le base de l’Outaouais, certaines parties du St-Laurent, et le bassin de la rivière Thames, dans le sud de l’Ontario. On la trouve aussi dans les lac St. Clair, Érié et Ontario. Elle préfère les fonds mous et riches et végétation. Elle se chauffe au soleil sur des troncs d’arbre et sur le sable, et pond ses oeufs dans le sable.

Cette tortue est omnivore, s’alimentant de poissons vivants et morts, d’écrevisses et de plantes. Selon l’habitat, elles peuvent manger beaucoup d’invertébrés aquatiques. L’animal attend sa proie enfouie au fond de l’eau ou chasse sous les pierres et parmi les plantes avec son long bec. Il peut rester submergé 20 minutes, ce qui en fait un chasseur efficace.

Taille adulte moyenne: femelles 180 - 432 mm (7 - 17 po.) mâles 125 -235 mm (5 - 9.5 po.). Longévité: peut-être jusqu’à 53 ans, mais probablement plus proche de 25.

Ces tortues sont parmi les plus craintives, très difficiles à aborder en raison de leur agilité dans l’eau. Au Canada, il est rare de les apercevoir.

Glossaire

Les biologistes ont tendance à faire usage de termes techniques qui ne sont pas toujours à la portée de tous. Les spécialistes y ont recours parce qu’ils ont un sens précis, contrairement aux termes généraux.

Bec: la tortue n’a pas de dents, mais un bec, un peu comme un oiseau.

Carnivore: animal qui se nourrit normalement de la chair d’autres animaux.

Dentelé: structure présentant une bordure en forme de dents.

Dossière: la partie supérieure de la carapace, composée de la colonne vertébrale et des côtes, ainsi que des tissus qui les revêtent, y compris les écailles extérieures.

Omnivore: animal qui se nourrit de plantes et d’animaux.

Plaque: les éléments de la carapace qui protègent les tissus sous-jacents; elles sont de kératine, comme nos ongles et cheveux.

Plaques marginales: plaques formant le pourtour de la carapace.

Plastron: plaque osseuses couverte d’écailles qui forme la partie inférieure de la carapace.

Pont: la structure osseuse qui relie la dossière et le plastron de la tortue, en laissant des espaces pour les pattes.

Population relique: population isolée dans un secteur relativement réduit pour une longue période et donc distincte des autres de son espèce.

Sous-espèce: groupe d’animaux étroitement liés, mais ayant des différences qui les distinguent de ceux des autres groupes; ex.: les variétés de tortues peintes, qui se ressemblent toutes au plan de la forme générale et ont un mode de vie semblable, mais sont de toute évidence différentes.

Terrestre: sur terre, par opposition à aquatique (vivant dans l’eau).

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